INFORMATIQUE POUR LE TRAVAIL
DES TEXTES LITTÉRAIRES ET LEUR ÉDITION EN NUMÉRIQUE


Quel solution informatique utiliser préférentiellement lorsqu'on est auteur et comment l'utiliser? Il faut considérer tout d'abord si l'auteur utilise son matériel uniquement pour écrire son texte, le traiter, le corriger (rôle strict de l'écrivain) ou bien s'il désire de surcroît réaliser une mise en page qu'il transmettra directement à l'imprimeur, voire qu'il imprimera lui-même en numérique. Dans les deux cas, l'auteur aura toujours intérêt à utiliser une solution permettant une mise en page plus ou moins élaborée. En effet, même s'il n'envisage nullement de traiter sa propre mise en page pour ses ouvrages, il peut être amené à réaliser des travaux annexes requérant un minimum de traitement graphique et de mise en page (argumentaires, dépliants, prospectus) pour sa publicité....


MATÉRIEL

Il est conseillé d'utiliser un ordinateur de bureau plutôt qu'un ordinateur portable ou mini-portable. Le travail d'écrivain nécessite en effet un grand confort d'utilisation - permettant à l'inspiration de se donner libre cours sans contrainte. La solution des ordinateurs portables, netbooks, voire tablettes 10 ou 12 pouces, peut être envisagée si l'on est par nature un écrivain itinérant ou impulsif écrivant hic et nunc, elle est cependant limitative en terme d'ergonomie. Ces appareils peuvent surtout servir de complément. En outre, l'ordinateur de bureau est la solution la plus économique - sachant que la durée de vie d'un ordinateur portable est beaucoup plus réduite, coût caché que l'on oublie souvent.

Si l'on opte pour la solution Mac, la plus classique pour l'édition et le graphisme, on trouvera ce type d'appareil dans la plupart des magasins informatiques. Cette solution est cependant un peu plus coûteuse que la solution pc.

Pour un pc de bureau, il est conseillé d'aller voir un véritable professionnel de l'informatique (un monteur) et non une grande surface ou un revendeur. Si l'on veut absolument acquérir un pc dans une grande surface ou chez un revendeur, s'assurer d'abord que les prix des logiciels préinstallés se trouvent affichés (la loi l'exige). S'ils ne le sont pas, le vendeur est en infraction. Il est préférable de s'adresser à des professionnels qui respectent la loi, et donc de privilégier un revendeur qui affiche les prix des logiciels préinstallés afin que vous soyez informé des coûts réels de ce que vous achetez. Se renseigner également sur ce qui se passe en cas de panne de la carte mère (une pièce maîtresse de l'ordinateur) après expiration de la garantie. Si le remplacement de la carte mère oblige à racheter une deuxième fois le logiciel d'exploitation, il est bien sûr fortement déconseillé d'acheter l'appareil. Cette pratique n'est pas illégale, mais c'est manifestement un abus injustifié. Dans tous les cas, un ordinateur de bureau basique est suffisant, excluant des solutions plus couteuses équipées de cartes graphiques performantes.


SYSTÈME D'EXPLOITATION

D'une manière générale, il est fortement conseillé d'utiliser un système dérivé d'UNIX, soit MacOS (installé par défaut sur un Mac) ou Linux. Notamment, ces systèmes sont particulièrement adaptés au travail de l'écriture car ils permettent d'accéder aux majuscules accentuées en mode caps on (clé majuscule). À ce propos, il est nécessaire de rappeler qu'une majuscule non accentuée constitue une faute d'orthographe à part entière (le dictionnaire en fait foi). Si vous envisagez d'envoyer votre texte à un éditeur qui le traitera - a fortiori à un imprimeur - il est possible, pour raison d'économie de main-d'œuvre, qu'il néglige de remplacer les majuscules non accentuées par des majuscules accentuées. Vous aurez alors le désagrément de voir votre texte imprimé sans majuscules accentuées. En plus de l'amateurisme que trahit une telle édition, elle peut générer des imprécisions de prononciation pour certains noms propres, voire des ambiguïtés sémantiques, rares, mais possibles, par exemple la confusion bien connue entre:


UN POLICIER ASSASSINE et UN POLICIER ASSASSINÉ

Les différences portent également sur d'autres signes hors alphabet, facilitant la saisie de texte sous MacOS ou Linux.

Exemple de texte sous MacOS ou Linux écrit en caps on

«PRIÈRE D'INSÉRER» (À VOIR ! - ÉPREUVE, ÉCRIT & LEÇON )

Le même texte en caps on sous un système ne gérant pas les majuscules accentuées:

0 PRI7RE D4INS2RER 50 VOIR § 6 2PREUVE? 2CRIT 1 LE9ON °

Concernant les lettres entrelacées (majuscules et minuscules) et d'autres signes comme le copyright ©, il suffit de réaliser la combinaison AltGr avec a pour æ, avec o pour œ, avec c pour ©, idem pour les majuscules entrelacées en caps on. Les touches Alt Gr w et x produisent les guillemets traditionnels « et », ce qui permet dans son traitement de texte d'allouer la touche " à ce signe et d'avoir accès facilement aux 2 types de signe. Mieux, on peut affecter ces signes à certaines touches (F1 à F12 par exemple), mais c'est là une opération complexe. Toutes ces fonctionnalités liées au clavier présentent aussi l'avantage d'être disponibles quelle que soit l'application (bloc-note, logiciel de courrier électronique... ne possédant pas de module d'intégration des caractères spéciaux)

Sur les systèmes dont le clavier ne gère pas les majuscules accentuées en caps on, la possibilité d'écrire ces caractères existe cependant par l'intermédiaire de l'insertion de caractères spéciaux ou directement par le code ASCII ou encore par l'intermédiaire de la correction orthographique, mais elle est plus laborieuse. Signalons aussi que la gestion des caractères accentués en caps on ne vaut généralement pas sur les claviers d'ordinateurs portables ou netbooks. Enfin, sur les tablettes, le clavier virtuel ne présente pas immédiatement les caractères accentuées, même pour les minuscules. On peut cependant y accéder, ainsi qu'à de nombreux caractères spéciaux de différentes langues, lettres entrelacées œ, æ, Œ Æ, autres signes spéciaux... par un appui prolongé sur les touches correspondantes... Les claviers virtuels, actuellement associés aux tablettes 10 et 12 pouces sont de dimensions insuffisantes pour permettre une saisie rapide, en revanche leur possibilité d'accéder grâce au simple touch prolongé à une dizaine de variante d'un caractère, est une capacité qui les rendra un jour peut-être d'un intérêt supérieur aux claviers classiques.

En outre - et c'est sans doute plus important que la gestion des caractères accentués - les systèmes MacOS et Linux se caractérisent par une absence quasi-totale de virus et une grande imperméabilité aux intrusions. Notons que l'invulnérabilité aux virus pour ces systèmes ne provient pas de ce qu'ils sont moins répandus, mais de leur architecture logicielle spécifique qui interdit la reproduction des virus. De fait, les systèmes dérivés d'Unix sont actuellement en voie de devenir les plus répandus dans le monde sur l'ensemble des appareils (essentiellement sur les smartphones et tablettes: Androïd, iOS). La progression de Linux est fulgurante en 2011 à raison de 500.000 activations du système Androïd par jour! Et en tant que serveurs, les systèmes UNIX et Linux gèrent généralement les données les plus sensibles (banques, administrations...). Par suite de l'absence de virus et autres malwares, l'utilisateur gagnera en confort - inutilité d'acheter et d'installer un antivirus. La gestion très élaborée de la mémoire sous Linux rend inutile les défragmentations. De surcroît, la mutualisation facilite la gestion des mises à jour. En dernier lieu, Mac, depuis longtemps, Linux, plus récemment, bénéficient d'une ergonomie jugée souvent maximale. Pour des néophytes ou des allergiques aux complications informatiques, ces solutions sont idéales.


LA SOLUTION MAC OS

C'est la solution par excellence utilisée par presque tous les professionnels dans le domaine de la mise en page et du graphisme. Elle n'est guère plus coûteuse que la solution Linux si l'auteur se restreint au traitement de texte ou réalise ses mises en pages et traitement graphique avec des logiciels open source gratuits (voir plus loin). En revanche, l'utilisation de logiciels professionnels (Quark-X-press, Indesign, Photoshop...) serait inabordable pour un particulier en raison de coûts prohibitifs.


LA SOLUTION PC SOUS LINUX

Nous conseillons la distribution Linux Ubuntu la plus répandue, qui est également la plus ergonomique, la plus épurée dans sa présentation. Elle s'adresse aussi bien au débutant qu'à l'utilisateur expérimenté, c'est aussi bien la solution pour madame Michu que pour le geek. Vous pouvez vous-même l'installer à partir d'une clé USB ou d'un CD d'installation que vous enregistrerez en image à partir du site d'Ubuntu:

http://www.ubuntu-fr.org/

dans la rubrique Téléchargements.

Si vous n'avez aucune connaissance en informatique, vous pouvez demander à un professionnel de vous l'installer. Auparavant, vérifiez cependant si vos appareils (imprimante, scanner, videoprojecteur...) disposent d'un pilote convenable sous Linux, c'est maintenant presque toujours le cas, mais il peut y avoir des exceptions. Cette installation vous coûtera une somme de 50 € environ (correspondant à la main-d'œuvre car le logiciel est gratuit). Une dépense qui sera largement compensée car elle vous délivrera définitivement des logiciels payants lors de votre achat pour un prochain ordinateur. S'il s'agit de l'achat d'un ordinateur chez un monteur, Linux Ubuntu pourra vous être installé sans aucun frais supplémentaire au prix du matériel nu.

Par défaut, l'installation vous fournira automatiquement le logiciel de traitement de texte Libreoffice. L'installation de logiciel supplémentaire ne requiert aucune connaissance et s'effectue en quelques clics.


TRAITEMENT DE TEXTE, LOGICIELS DE MISE EN PAGE, TRAITEMENT D'IMAGES GRATUITS

De nombreux logiciels gratuits très performants existent tant sous MacOS que sous Linux. Nous signalerons les plus communs.

Traitements de texte installés sur disque dur

Si vous restreignez votre usage aux opérations courantes (saisie, correction, déplacement de blocs de texte...) vous pouvez utiliser un traitement de texte basique tel Abiword (gratuit).

http://www.framasoft.net/article475.html

Pour des opérations plus complexes, les plus grandes sociétés d'informatique ont élaborée des traitements de texte professionnels, également gratuits, à l'intention des entreprises et des particuliers:

Openoffice (société Oracle)
http://fr.openoffice.org/

Lotus Symphony (société IBM)
http://symphony.lotus.com/software/lotus/symphony/home.nsf/home

La Document Foundation, de son côté, propose le logiciel Libreoffice
http://fr.libreoffice.org/

Ces traitements de texte vous permettront de récupérer vos textes provenant de la plupart des autres traitement de texte plus ancien sur le marché, cependant vous devrez procéder à qeulques retouches de mises en page par rapport à votre original. Il est essentiel d'utiliser un des traitements de texte modernes indiqués ci-dessus. Ils enregistrent directement dans le format norme ISO odt. Un fichier de format ancien .doc par exemple voit sa taille diminuer de 70% lorsqu'il passe en format ISO odt. il est ainsi beaucoup plus facilement manipulable et requiert moins de mémoire. Il est conseillé d'utiliser pour une mise en page élaborée l'insertion de cadres bénéficiant d'une multitude d'options. Les maquettes de livres en mode cahiers (pour le borché cousu), notamment, peuvent être réalisées en utilisant les liaisons de cadre (plusieurs centaines sont possibles sans interruption). Vous pouvez augmenter les capacités de votre traitement de texte en augmentant la mémoire qui lui est allouée (dans le module Préférences en général). Pour des mises en page très complexes, il est indispensable d'utiliser un logiciel spécifique de mise en page.

Sous Linux, vous pouvez utiliser le logiciel de mise en page Scribus, très performant, mais de prise en main difficile pour le néophyte.

Pour les textes très longs et très complexes (de type thèse universitaire), la solution utilisée par presque tous les étudiants est le logiciel Latex, que vous pouvez installer sous Linux Ubuntu notamment. Très performant, il n'est cependant pas intuitif pour le néophyte et s'utilise uniquement par le biais de la programmation.

Traitements de texte en ligne

Quelques solutions:

Google Docs
http://www.google.com/apps/intl/fr/business/docs.html
Zoho Writer
http://writer.zoho.com/home?serviceurl=/index.do

Si vous avez déjà un compte igoogle, il vous suffit de rechercher Google Docs dans la liste des gadgets.

Ces solutions de traitement de texte en ligne n'atteignent pas les performances des logiciels installés sur le disque dur, mais elles suffisent pour un travail d'écrivain au sens strict, à condition que vos manuscrits n'atteingent pas une trop grande longueur (une centaine de pages). Elles sont plus adaptées à la rédaction d'articles, de recueils poétiques courts, à la mise en page sommaire. Par ailleurs, les solutions en ligne sont particulièrement recommandées pour le travail collaboratif.

À signaler: un inconvénient des solutions en ligne: l'interruption du service en cas de panne d'internet. Des palliatifs sont offerts, mais actuellement pas toujours convaincants. Il serait imprudent de s'y fier. Quant à la possibilité d'utiliser en ligne des traitements de texte lourds, je n'y crois pas. Je ne suis jamais parvenu à utiliser efficacement le service en ligne Ulteo d'Openoffice.

Traitement d'images

Pour des opérations courantes, il existe une multitude d'applications fonctionnant sur disque dur ou de services en ligne qui proposent même d'héberger vos photos. Pour des opérations plus complexes, vous pouvez utiliser Gimp, très performant et presqu'équivalent au logiciel professionnel Photoshop.

http://www.gimp.org/


À notez que vous bénéficiez avec Openoffice, Libreoffice ou Lotus Symphony d'un module de dessin très performant.

Note: Pour installer la plupart de ces logiciels sous Linux Ubuntu, il vous suffit d'utiliser la logithèque d'Ubuntu (installation en 3 clics).


IMPRESSION

Pour les auteurs qui impriment directement des documents à destination du public (livre, fascicule, argumentaire...), il est recommandé de générer ce document en format pdf, qui est un fichier image. Celui-ci peut être obtenu directement en 2 clics à partir de votre fichier de traitement de texte. Si votre traitement de texte ne le permet pas, c'est qu'il est périmé, il est nécessaire de le changer (voir paragraphe précédent). Le pdf garantit une impression exacte quel que soit le système et sa version. Il évite les modifications accidentelles. En revanche, il n'est pas modifiable. Pour toute modification, il vous faut revenir à votre fichier originel. Attention, il est possible que lors du passage d'une version à une autre de votre traitement de texte ou de votre logiciel de mise en page, la mise en page d'origine soit altérée, d'où l'intérêt d'en détenir une sauvagarde sous forme de fichier pdf. Le fichier pdf peut également être destiné à une publication définitive sur internet comme il sera considéré plus loin.


SAUVEGARDE

La sauvegarde est une opération fondamentale pour un auteur. Son défaut peut se traduire par de dramatiques pertes de texte, plus ou moins importantes et définitives.

Si l'on a opté pour des logiciels installés sur l'ordinateur, on peut avoir recours à des mémoires externes (disques durs amovibles, clés USB, CD, DVD), néanmoins cette solution présente le désavantage d'être peu pratique et ne met pas à l'abri d'un vol dans son lieu de travail (non pour les données, mais pour le système de stockage lui-même). Aussi, la solution en ligne sur un serveur externe est la plus satisfaisante, tant sur le plan pratique que sur celui de la fiabilité. On pourra notamment utiliser le service gratuit Dropbox (gratuit pour un volume de donnée limité cependant) qui réalise une sauvegarde en ligne automatique (malheureusement, à ce jour en 2011 il n'existe pas de version française). Contrairement à Dropbox, le service correspondant d'Ubuntu (Ubuntu One) ne m'a pas convaincu.

http://www.dropbox.com/


Il est possible également d'utiliser le service Google Docs, lequel depuis quelques années, accepte tout format, néanmoins l'opération doit être manuelle. Comme Dropbox, ce service permet d'enregistrer toutes les étapes de la composition d'un texte sans qu'il soit nécessaire de renommer les fichiers. La date de sauvegarde permet de distinguer les différentes épreuves. Pour un auteur, la disponibilité des versions progressives de son texte, est fondamentale.

Si on utilise un traitement de texte en ligne, le fichier se trouve sur le serveur (par exemple pour Google Docs, dans le format html natif de Google Docs). En ce cas, il faut réaliser une sauvegarde locale manuelle.


FORMATS DE PUBLICATION

Il existe de nombreux formats de publications informatiques. Les solutions viables s'accordant avec la perennité ainsi qu'à une offre universelle des textes correspondent à des formats libres ouverts, susceptibles d'être lus par tous les livres électroniques (html, PDF, ePUB), quelle que soit leur marque, sauf pour ceux qui interdisent ou compliquent volontairement la lecture des formats ouverts, mais ces outils sont à proscrire. Les formats libres ouverts sont en outre accessibles gratuitement. L'auteur peut ainsi lui-même produire facilement ces formes de publication. Sur les livres électroniques, le format html se lit généralement en actionnant l'ascenseur par le multi-touch de bas en haut tandis que les formats pdf et ePUB se lisent en tournant les pages virtuellement de droite à gauche, ce qui est plus agréable et facilitee le reprérage des séquences en cours de lecture. En revanche, le fichier html peut être lu sur tout appareil possédant un navigateur web, c'est donc le format le plus universel et le plus pratique, quoique, pour la lecture elle-même moins adapté aux tablettes que le format ePUB, le plus adapté et engendrant des fichiers plus légers.

Concernant une édition papier notamment, il est utile pour les auteurs de connaître approximativement le nombre de pages de l'ouvrage final en fonction du poids que représente le fichier de traitement de texte ou le pdf correspondant. Cette évaluation ne peut être réalisée que pour les romans dont la mise en page assez rudimentaire offre peu de surprise. Les auteurs disposent du nombre caractères fourni par les traitements de texte. Attention, ce nombre inclut les espaces (insécables ou non) et la ponctuation. Il ne doit pas être confondu avec le nombre de signes au sens informatique qui comprend en plus des caractères non imprimables comme les retours de ligne, les retours de chariot, tabulations... et compte pour 2 signes les lettres accentuées. Le nombre de caractères rétablit souvent une comparaison juste entre les différents ouvrages alors le nombre de page papier, qui plus est l'épaisseur du volume, peuvent considérablement varier en fonction de l'épaisseur des feuilles, de la mise en page, de la taille des caractères, de l'interlettrage... Par exemple, un roman contemporain de 3 cm d'épaisseur et de format 24/16 cm imprimé en corps 14 Garamond contiendra environ 100.000 mots alors qu'un roman contemporain de même épaisseur et de format 11/16 cm imprimé en corps 9 en contiendra environ 130.000, soit 30% de plus. Pour un format intermédiaire, on peut considérer qu'une page de roman contiendra environ 1400 caractères.


RÈGLES CONCERNANT LES FICHIERS DE TEXTE JOINTS

Des commissions internationales (dont l’International Organization for Standardization) ont défini des normes de fichiers informatiques (ISO) afin de faciliter l'échange de fichiers. Ces formats normalisés peuvent être lus sur tous les systèmes sans nécessiter de coûts logiciels spécifiques de la part des utilisateurs. Envoyer un fichier dans un format correspondant à son propre traitement de texte, s'il ne produit pas une norme ISO reconnue, est considéré comme une impolitesse, au mininum comme une désinvolture à l'égard de son correspondant car on impose à autrui son propre format de traitement de texte, souvent payant. Néanmoins, la plupart des correspondants n'ont pas conscience du problème et imaginent que leur propre traitement de texte est universel. Il est conseillé de renvoyer à l'expéditeur tout fichier hors norme en expliquant la nécessité d'utiliser une norme ISO qui permette à tous de consulter gratuitement le fichier dans sa mise en page originelle.

Normes ISO de traitement de texte

-odt
-docx

Il est recommandé d'utiliser de préférence la norme odt car c'est le format par défaut de presque tous les traitements de texte (notamment Openoffice de la société Oracle, Lotus Symphony de la société IBM, Libreoffice de la Communauté Libre). Elle évite également de rester tributaire d'un logiciel propriétaire payant. En effet, même si les traitements de texte actuels implémentent les 2 normes, le passage de l'une à l'autre peut modifier votre mise en page.

Note: le .doc ne peut être utilisé pour les échanges de fichiers.

Remarque: si votre traitement de texte ne peut lire les fichiers odt et docx, c'est qu'il est périmé, il est vivement conseillé de le changer (se reporter au paragraphe précédent)

Si le texte envoyé ne doit pas être modifiable par le destinataire, mais uniquement lu ou imprimé, il faut l'envoyer en format pdf. Il est également possible d'envoyer un fichier sous forme de page web (standard W3C) que tout navigateur pourra lire, mais l'exacte reproduction lors de l'impression risque de ne pas être respectée. Un fichier sous forme de page web, comme un fichier pdf, peut être généré à partir des traitements de texte Libreoffice, Openoffice, Lotus Symphony...


PERSPECTIVES

Pour un travail d'écriture limité à la rédaction de textes, excluant toute mise en page élaborée, il est aujourd'hui difficile de prédire la meilleure solution pour les années qui viennent, entre l'utilisation d'un logiciel installé sur disque dur et une utilisation directement en ligne (cloud computing). L'actuelle sortie en 2011 de mini-portables (netbooks) sous Chrome OS pourrait offrir une opportunité intéressante pour les auteurs dans le sens du cloud, conciliant ergonomie et prix. La solution idéale d'un système ne nécessitant aucune opération de maintenance logicielle, d'une fiabilité (presque) absolue et qui laisse l'auteur se consacrer entièrement à son activité littéraire sans jamais l'importuner. Un système informatique qui se laisse (presque) totalement oublier. C'est l'avenir... ou pas. Pour un auteur, eu égard à ses exigences particulières, je reste sceptique. Il faudrait que les applications de traitement de texte en ligne accomplissent de gros progrès. Pour l'instant, il apparaît plus prudent de s'en tenir aux solutions classiques.


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